Guide du Turkménistan

Turkménistan, la plus mystérieuse et la moins visitée des républiques d’Asie centrale, a la riche histoire, empreinte de spiritualité, séduit par ses traditions et ses beautés naturelles.

Les antiques cités de Merv et Kounia-Ourguentch évoquent les caravanes qui sillonnaient jadis la route de la Soie, tandis que le désert du Karakoum et de curieux sites naturels sont plus surprenants mais exercent une égale fascination. La découverte du pays ne saurait être complète sans la rencontre de la population ; quoique forcée à abandonner son mode de vie nomade par les Soviétiques, elle a conservé son hospitalité légendaire.

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Le meilleur du Turkménistan

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Achghabat

On viendra à Achgabat pour son architecture monumentaliste de marbre blanc, un peu surréaliste au milieu du désert et pour ses musées, notamment le musée national qui présente de belles pièces issues des différentes fouilles du pays. Le bazar de Tolkuchka à la sortie de la  villa mérite le détour. Le pays entier semble s’y donner rendez-vous le dimanche matin. C’est le bazar le plus grand probablement le plus pittoresque de toute l’Asie Centrale. Impossible d’oublier les colossaux monuments érigés de sa vivante à la neutralité, palais présidentiel, monument de Rukhnama, portraits et statues diverses et varies… Ambience orwellienne garantie !

Kunya Urgench - Turabek Hanym Mausoleum

Kounia-Ourghentch

Kounia-Ourghentch a connu son heur de gloire entre le IXe siècle, en tant que la capitale des Chakhs du royaume de Khorezm. Elle a été frapée une première fois par les Mongols en 1221, et une grande des monuments a été détruité à cette période. Mais la ville à réussi à se relever et de nouveaux bâtiments, réligieux notamment, ont été construits au XIVe siècle. C’est alors que les hordes de tamerlan ont déferlé sur la ville qui, cette fois-ci, ne s’en est pas relevée. Seuls quelques rares monuments ont résisté aux destructions massives des Timourides. Ils sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis juillet 2005. Et le site est un lieu de pèlerinage très actif : les differents monuments sont désormais réliez par un chamin de promenade dallé.

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Cratères de Gaz de Darvaza

Une étrange combinaison d’erreur humaine et de phénomène naturel et une vision de l’enfer dans les incroyables paysages lunaires du désert du Karakoum. Allez-y avant qu’il ne soit trop tard (des projets sont en cours pour “éteindre de feu”).

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Gozli Ata et Canyon de Yangykala

Maître soufi respecté du début du XIVe siècle, Gozli Ata eut une grande influence jusqu’à sa mort à une date inconnue, alors qu’il était prisonnier des envahisseurs mongols. Son mausolée (GPS : N40° 20.051’, E054° 29.249’), situé dans une dépression naturelle de désert rocheux, est un lieu de pèlerinage fréquenté. Son épouse est enterrée dans un mausolée adjacent où, selon la coutume, les pèlerins doivent d’abord prier. Dans le cimetière voisin, les tombes comportent une encoche au sommet afin de collecter l’eau qui “nourrira” l’âme du défunt. Gozli Ata se situe à 135 km au nord de Balkanabat ; un chauffeur expérimenté est indispensable pour le trouver. De l’embranchement vers Gozli Ata (indiqué par un panneau “9 km”), une autre route continue vers le nord jusqu’au canyon de Yangykala. Avec des bandes de roche rose, rouge et jaune qui zèbrent les parois abruptes du canyon, Yangykala est un site époustouflant, l’un des plus beaux du pays. Son isolement dans le désert ajoute à sa splendeur naturelle ; peu de Turkmènes en connaissent l’existence. Les canyons et les falaises s’étirent sur 25 km vers le bassin de Garagogazköl et se situent approximativement à 165 km au nord de Balkanabat et à 160 km à l’est de Turkmenbachi, facilitant le détour par Yangykala entre les deux villes. Vous pouvez camper sur le plateau venteux au-dessus du canyon. Si la plupart des tour-opérateurs proposent des circuits à Yangykala, tous ne l’incluent pas dans leurs itinéraires standards ; renseignez-vous en préparant votre voyage.

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Merv

C’est évidemment, pour ce magnifique site archéologique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, que les touristes affluent à Mary.

Les premières traces d’urbanisation datent de la dynastie Achéménide, au VIe siècle avant notre ère. La forteresse s’est transformée en ville, et s’est fait connaître sous le nom de Margiane ou Margush du temps d’Alexandre le Grand. Elle accueillait alors un véritable mélange de populations et de religions, comme en témoigne les difiérents sites religieux mis au jour lors des fouilles (stupas bouddhistes. temples Zoroastriens). La cité a continué à se développer pour atteindre son apogée aux XIe et XIIe siècle, sous la dynastie des Turcs seljoukides. Merv était alors la ville la plus importante du monde islamique après Bagdad et elle comptait une population de près de deux millions d’habitants. Cet essor et cette prospérité ont connu une fin brutale avec l’arrivée des Mongols en 1221. En représailles contre un affront subi trois ans plus tôt, les armées mongoles se sont fait un devoir de raser entièrement la ville et d’éliminer le moindre de ses habitants. La splendide Merv ne s’en est jamais remise.

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Et Djigit Kala (Kyz kala)

Elles datent du VIe et VIIe siècles de notre ère, et ont été construites par la dynastie iranienne des Sassanides. Kiz Kala est la plus grande. Les murs encore debout ne mesurent plus que 15 m de hauteur, mais ils etaient initialement bien plus élevés. On peut en revanche toujours admirer les colonnes qui les soutenaient et constater leur nombre étrange : 18 et demi dans le sens de la largeur, 22 et demi sur la longueur pour la plus grande des deux. Les deux forteresses ont été détruites lors des attaques arabes, mais certains pans de mur ont résisté aux catapultes. Yezdigir, le dernier roi sassanide, n’y a pas résisté : l’histoire raconte qu’il serait mort dans la forteresse de Kiz Kala, Kiz signifie « fille » : la forteresse de Kiz Kala était réservée aux femmes, alors que celle de Djigit Kala était habitée par les hommes. La légende raconte que les hommes venaient jeter des pommes par-dessus les murs de la forteresse des femmes. et que les femmes qui les attrapaient signifiaient ainsi leur souhait d’épouser le lanceur.

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Dekhistan

Le Dehistân ou Dekhistan est une région et un site archéologique du district (étrap) d’Etrek  (Gyzyletrek) dans la province (velaýat) de Balkan au Turkménistan actuel au sud-est de la mer Caspienne.

Le nom de cette région viendrait du nom des Dahae l’un des sept grands clans parthes qui la peuplait.

Cette région est actuellement désertique et inhabitée. Le site principal s’appelle aussi Misrian, Mishrian ou Misserian, très visible sur les photos satellites. Le site est inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO depuis le 25/02/1998.

Le Dehistân est le théâtre d’une bataille entre deux personnages du poème épique persan de Ferdowsi, le Shâh Nâmeh, entre Kay     Khusraw chah d’Iran légendaire adversaire du roi-héros Afrasiab.

La ville est conquise par les arabes pendant le règne du deuxième calife `Omar (vers 642). La ville se soumet sans combat.

Avicenne y séjourne quelque temps entre son départ de Boukhara après la mort du prince samanide, Nuh ibn Mansûr, et son passage au service de l’émir bouyide Shams o-dowleh qui le choisit comme vizir (entre 997 et 1012). Il y tombe malade, ce qui l’incite à en partir vers le Tabaristan.

Vers la fin de l’année 1160, Dehistân voit la défaite du Bavandide Chah-Ghâzî Rostam contre les Oghouzes.

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Nissa

La ville abritait la résidence royale des Parthes entre le IIIe siècle avant et le IIIe siècle après J. C. La forteresse portait le nom de Mitridate Kerte, du nom de son fondateur. Elle couvrait une superficie de 14 hectares, dont seulement 30% ont été fouillés à l’heure actuelle. Des équipes d’archéologues russes et italiens travaillent toujours sur le site en automne et au printemps. Le plan général de la cité n’a pas encore été totalement établi.

Les murs d’enceinte, qui sont encore partiellement debout aujourd’hui portaient 43 tours de guet. Une salle de parade a été mise au jour: on peut encore voir les marques des colonnes en brique sur les murs. Le palais était soutenu par quatre colonnes en briques rondes, une invention de l’époque. Les murs étaient composés de briques en losanges imbriquées. Deux autres salles ont été identifiées, dont l’une comporte encore des fresques de couleur sur ses murs en paille et argile. Les fresques sont bâchées pour assurer leur protection, mais le guide peut retirer les bâches le temps d’un regard. Un temple rond a été excavé. Au deuxième étage on peut encore voir les niches qui abritaient 12 statues des dieux de l’Olympe. De religion Zoroastre, les Parthes partageait néanmoins une base culturelle commune avec les Grecs. La plupart des pièces qui ont été trouvées sur ce site sont actuellement exposées au musée national d’Achgabat. Nissa ne présente que quelques ruines plus ou mômes évocatrices, mais une visite permet néanmoins de réaliser l’ampleur des constructions d’une époque fort ancienne.

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Turkmenbashi

Cette ville portuaire de 70 000 habitants située sur la mer Caspienne est un étrange conglomérat de pôles urbains répartis le long de la côte et sur des langues de terres avancées vers la mer. L’ambition du Turkménistan est de transformer la ville en station balnéaire, mais on est encore loin du compte: à côté des rares plages dela ville s’etendent de longues digues hérissées de barres de fer rouillees. La Ville a changé de nom après l’indépendance,  pour rendre hommage au président qui a relancé la raffinerie de petrole locale, principale source d’emplois. À terme, grâce au pétrole et au tourisme, Turkmenbashi a l’ambition de devenir le deuxième pôle économique du pays, même si ce n’est pas flagrant pour l’instant.

National Museum of Turkmenistan

Musée National

C’est très grand bâtiment a été construit en 1999. Il comporte trois étages surmontés d’une grande et impressionnante coupole centrale toute en bois et verre. La visite débute par la salle de l’indépendance, entièrement dédiée àla gloire du Turkmenbashi. Entre des collections entières de Rukhnama dans toutes les langues sont exposés les cadeaux que les provinces ont offerts à leur président, les médailles obtenues par les sportifs turkmènes, des cartes du pays. Le premier étage est consacré aux découvertes archéologiques. 0n peut y admirer de très belles pièces issues des fouilles de Nissa et Dachoghous : céramiques, statues grecques, bas-reliefs. Une salle ethnographique présente ensuite les différentes tribus turkmènes, leurs vêtements. bijoux, tapis, habitations. 0n trouve au milieu de ces vitrines très colorées de magnifiques parures pour chevaux, et même une parure réservée aux chameaux utilisés pour les cérémonies de mariage. Après un bref retour au rez-de-chaussée, et la visite d’une salle consacrée pêle-mêle aux tapis, à la flore et à la faune locale, on atteint le dernier étage et la salle réservée aux cadeaux que le peuple a offerts au Turkmenbashi. 0n atteint le sommet de la propagande politique avec des objets tel ce tapis représentant le Rukhnama dans le soleil, ou celui dessinant l’arbre généalogique, forcément très glorieux, du président.

Carpet Museum

Musée du tapis

Ce musée, qui porte le nom de la mère de Niazov (son portrait trône à l’entrée de l’édifice), présente les différentes techniques et les spécificités régionales des tapis turkmènes. Il abrite le plus grand tapis du monde dûment répertorié parle Guiness Book: 301 m2, qui ont mobilisé 40 tisseuses pendant 6 mois. Un slogan est inscrit au cœur de l’ouvrage : « le XXIe siècle est le siècle d’or du peuple turkmène »… On peut également voir dans ce musée un tapis de 10 m sur 18 m, qui était destiné à servir de rideau pour le théâtre national de Moscou. Mais la scène du théâtre n’a jamais pu supporter la tonne que pesait le tapis. et celui-ci a repris le chemin du Turkménistan.

Gonur Depe

Gonur-Depe

Le site de Gonur-depe au Turkménistan a été découvert par des archéologues soviétiques à partir de fouilles ayant débuté dans les années 1950.

Il est le site principal du Complexe archéologique bactro-margien. Il s’agit d’une [civilisation] développée entre la Bactriane et la Margiane de la fin du IIIe au début du IIe millénaire av. J.-C.

Des traces d’une ancienne agriculture sont visibles (delta de Mourgaba) et datées du VIImillénaire av. J.-C. Les conditions étaient réunies à l’époque pour la culture céréalière.

Des archéologues ont découvert les ruines de forteresses monumentales et temples comparables aux constructions d’Assyrie et de Babylone.

La nécropole (dont l’étude anthropologique a porté sur plus de 500 squelettes) découverte date du IIIe millénaire av. J.-C. (date à laquelle Gonur était la capitale du royaume de la Margiane) et contient de nombreux objets des ustensiles dans les tombeaux (miroirs, argenterie, poteries en albâtre).

On trouve également sur ce site de la glyptique, des panneaux de mosaïque endémiques de la région, et de multiples objets de bronze. Cela laisse présumer de l’essor des échanges entre anciennes civilisations en Asie Сentrale à l’époque

Arch of Neutrality, Monument

Arche De La Neutralité

Cette fusée plantée sur trois pattes a été construite après la proclamation de l’indépendance du Turkménistan. Elle symbolise la neutralité, l’indépendance et l’unité qui sont devenues les trots piliers théoriques dela diplomatie du pays. A mi-hauteur, cinq anneaux représentent les cinq provinces, chacune identifiée par le motif propre à ses tapis. Les cinq anneaux sont unis autour du centre dela « fusée ». Et au sommet… Niazov himself, représenté par une statue dorée de 12 m de hauteur qui tourne sur elle-même en 24h en suivant l’orientation du soleil ! L’arche est surveillée par une garde d’honneur qu’il est interdit de photographier. Un ascenseur permet d’accéder sur la plate-forme supérieure de l’arche, de laquelle on a une vue sur la grande place de l’Indépendance et le palais présidentiel. Une petite maison du thé se trouve dans l’arche.

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Bazar de Tolkushka actuellement « Altyn-Asr » (le siècle d’or)

Le bazar fonctionne le jeudi, le samedi el le dimanche, mais il est fortement recommandé  d’y aller le dimanche, seul jour où le marché aux animaux bat son plein. Les matinées sont plus actives que les après midi, mais il n’est pas nécessaire d’y aller aux aurores. Le bazar se trouve à cinq kilomètres de la ville, tout très de l’aéroport. Le bazar de Tolkushka est le plus grand et le plus animé d’Asie Centrale. La partie réservée aux animaux, située à environ 300 m du reste du bazar, est particulièrement impressionnante: chameaux, chevaux, moutons, chèvres, vaches et volailles changent de mains dans un chaos indescriptible. Le fonctionnement des « grues à chameaux » est un grand moment. Dans le bazar proprement dit, une petite partie est consacrée aux objets artisanaux. On peut y trouver des tapis, bijoux et vêtements traditionnels à des prix defiant toute concurrence. Le reste du marché est un classique d’Asie Centrale, mais en de larges proportions : fruits, légumes. échoppes de restaurants. vêtements, ustensiles divers et variés, et même pièces d’automobiles…

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Aéroport d’Achgabat

L’aéroport d’Ashgabat (code AITA : ASB, code OACI : UTAA) également connu sous les noms Ashkhabad, Achkhabad, Achagabat ou Ashgabat, est le seul aéroport international du Turkménistan. Il est situé approximativement à 10 kilomètres au nord-ouest de la capitale turkmène Aşgabat. L’aéroport a ouvert en 1994 et porte le nom de l’ancien président du pays, Saparmyrat Nyýazow. Il est la propriété de l’état turkmène et exploité par ce dernier.

La République du Turkménistan en Asie centrale va investir massivement dans l’aéroport de la capitale du pays à Ashgabat. La construction d’un nouveau et plus grand Terminal d’Asie centrale.

Ce nouveau plus grand Terminal d’Asie centrale sera capable de gérer 1 500 personnes par heure, affirme l’aéroport et facilitera l’accueil des passagers dès 2017 avec les cinquièmes Jeux asiatiques et d’arts martiaux en salle. Ces améliorations augmenteront la capacité d’accueil à 14 millions de passagers annuels. Les travaux prévoient également la reconstruction et l’extension de la piste existante pour CAT III d’une longueur de 12 400 pieds (3 800 mètres), capable d’accueillir des très gros-porteurs comme les Airbus A380 et Boeing 747-8. Rappelons que le pays dispose de la cinquième plus importante réserve de gaz au monde, avec aussi des gisements de pétrole qui représente 60 % de ses exportations.

Outre de nouveaux taxiways, un Terminal fret et un terminal VIP (séparé) seront construits ainsi qu’un hangar MRO de capacité de trois avions, de nouvelles installations d’approvisionnement en carburant, une école d’aviation civile et d’autres équipements de pointe approuvés par les standards de l’IATA permettant la gestion et la manipulation d’avions.

Outre Turkmenistan Airlines, l’aéroport international d’Ashgabat est desservi par S7 Airlines, Belavia, flydubai, Lufthansa, Turkish Airlines ou à partir du 21 septembre prochain par Ukraine International Airlines depuis Kiev-Boryspil.

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Infos Pratiques

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Climat et saisonnalité

Les étés sont extrêmement chauds et les températures s’lèvent rapidement dés le mois de mai. En revanche, Ies hivers sont relativement doux dans les plaines, et les températures descendant rarement en dessous de zéro à Achgabat. Printemps et automne sont les meilleures saisons pour parcourir le pays sans avoir à souffrir de la chaleur et en ayant accès sans problème aux zones montagneuses.

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Religion

Au 9 avril 2009, la CIA estime dans son World Factbook que 89 % de la population est musulmane, 9 % chrétienne orthodoxe et 2 % de croyance inconnue. Selon la loi sur la liberté de conscience et les organisations religieuses, telle que modifiée en 1995 et 1996, les congrégations religieuses doivent se faire enregistrer auprès des autorités et avoir au moins 500 adultes adhérents dans chaque localité où l’enregistrement est effectué. Les religions minoritaires ne sont pas reconnues par le gouvernement. Ainsi, seuls l’islam sunnite et l’Église orthodoxe russe sont enregistrés comme des organisations religieuses légales au Turkménistan. Il y a aussi entre 5000 et 10000 Zoroastriens, surtout présents vers Mary et Merekut (Mereket), et vers la frontière Iranienne.

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Vetement et la broderie

Au Turkménistan, les vieilles armoires regorgent de trésors insoupçonnés. Face au commerce sauvage et à la vanité de quelqu’un, ces vêtements emblématiques de la culture turkmène, et chargés d’histoire, pourraient toutefois disparaitre. Regard d’une Turkmène sur ce patrimoine inestimable.

La broderie turkmène ne s’est pas démodée au cours des siècles, mais la tradition n’est pas immuable et évolue au gré de l’imagination créative féminine. Aujourd’hui, toutes les brodeuses possèdent un album photo épais qui témoigne du travail accompli. En général, les ornements classiques, de couleur rouge et jaune, ne constituent qu’une petite partie de l’album. Dans la majorité des œuvres, des motifs turkmènes traditionnels sont combinés avec des tendances plus actuelles. Et si les créatrices contemporaines utilisent en abondance la broderie à la main, il s’agit le plus souvent de broderies imaginées par l’artiste plutôt que de broderies traditionnelles. Les broderies apparaissent sur tous les modèles des collections qui charment tant les fashionistas étrangères. A tel point qu’elles devraient constituer, à l’avenir, une part importante des exportations turkmènes. L’art populaire national aborde un nouveau pan de son histoire. N’importe quel spécialiste, qu’il soit expert en art, ethnographe ou créateur de mode, vous dira qu’il est très important, lorsqu’un art populaire prend un nouveau tournant, de ne pas oublier l’époque révolue, les choses que nous portions, que nous aimions hier encore.

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Langue

Le Turkménistan compte près de 5 millions d’habitants (estim. 2010) qui sont en majorité musulmans (89 %). Ce sont pour la plupart des Turkmènes (85 % en 2003). La langue officielle du pays est le turkmène, une langue turque de la famille des langues altaïques.

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Culture

La culture du Turkménistan, comme celles des autres républiques d’Asie centrale, s’est enrichie à la fois des apports russes et orientaux. Elle est en outre fortement imprégnée d’une longue tradition nomade.

Riche d’une Histoire de cinq millénaires, à la croisée des cultures, le peuple turkmène se distingue par une identité nationale clairement revendiquée.

Les premiers Turkmènes seraient arrivés sur le territoire actuel du Turkménistan dans le sillage des Turcs seldjoukides, au XIe siècle. Venues des contreforts de l’Altaï, ces tribus nomades d’éleveurs de chevaux s’installent dans les oasis à la frontière du désert du Karakoum, ainsi qu’en Anatolie et en Perse, coexistant avec les différentes dynasties qui écrivent l’histoire de l’Asie centrale.

Les peuples turkmènes se dispersent sous la conquête mongole aux XIIIe et XIVe siècles, protégeant farouchement leur indépendance. Au XVIe siècle, une partie d’entre eux rejoint les khanats sédentaires ouzbeks de Khiva et de Boukhara.

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Cuisine

La cuisine turkmène est similaire à celle du reste de l’Asie Centrale.

Le plov est le plat de base, utilisé également pour les fêtes, tout comme les mantı et la chorba.

Dans les restaurants on trouve une grande variété de tourtes et de raviolis frits (samoussa, gutap (souvent fourrés aux épinards), et ishlykly et des chachliks. Ce sont des plats très populaires auprès des voyageurs et des chauffeurs de taxis car ils peuvent être consommés rapidement.

Les restaurants turkmène servent aussi beaucoup de spécialités russes (pelmenis, Sarrasin (grechka), chou farci) et de salades à la mayonnaise. Dans certaines zones on peut également trouver des la mian, spécialité Ouïghour.

La cuisine turkmène n’emploie que peu d’épices ou de condiments. La cuisine se fait principalement avec de l’huile de coton.

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Musique

La musique turkmène se situe entre celle des Azéris et celle des Turcs d’Asie centrale. D’essence pastorale, elle est rurale et jouée par des bardes nomades ; elle est très proche de la musique kirghize et kazakhe. On y retrouve en effet le rôle éminent donné au bakhshi, un troubadour guérisseur, qui est parfois simple chanteur (accompagné au dutar), et parfois véritable chamane. Malgré la soviétisation et l’islamisation passées, cette musique ne semble guère avoir été affectée et a conservé ses traits originaux. On en retrouve aussi l’influence dans la musique iranienne folklorique.

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Formalités d’entrée au Turkménistan

Tous les étrangers ont besoin d’un visa pour entrer au Turkménistan et seuls les visas de transit sont délivrés sans lettre d’invitation. Les prix varient considérablement d’une ambassade à l’autre.

En règle générale, effectuez la demande au moins six semaines à l’avance car la procédure est longue, même pour les visas de transit. Le mieux consiste à s’adresser à une agence de voyages turkmène fiable. À l’arrivée, vous devrez en outre payer de 12 à 14 $US pour une carte d’entrée, qui indique votre lieu de sortie du pays.

Obtenir un visa touristique ou d’affaires à l’arrivée est facile et rapide à l’aéroport d’Achgabat (env 100 $US), tout comme aux postes-frontières de Farab. Si vous arrivez en bateau d’Azerbaïdjan, vous pouvez obtenir un visa en arrivant à Turkmenbachi (avec autorisation du consul, qui doit être présent), mais les autorités azéries ne vous laisseront pas prendre le ferry à Bakou sans visa valable pour le Turkménistan.

Visas de transit

Seul le visa de transit permet de voyager sans accompagnateur. Relativement facile à obtenir, il est habituellement valable 3 jours, parfois 5 jours et rarement davantage. Les ambassades du Turkménistan en Europe accordent plus facilement des visas plus longs. Ils sont délivrés par tous les consulats turkmènes. Si vous faites la demande sans lettre d’invitation, elle sera envoyée au ministère des Affaires étrangères à Achgabat, d’où une procédure de 10 à 14 jours.

Visas touristiques

Si les visas touristiques offrent une durée de séjour raisonnable dans le pays (jusqu’à trois semaines en règle générale), ils obligent à circuler avec un guide agréé, qui vous accueillera à la frontière et vous accompagnera pendant tout le voyage.

Enregistrement

Toute personne entrant au Turkménistan avec un visa touristique ou un visa d’affaires doit se faire enregistrer dans un délai de 3 jours ouvrables au Service d’État pour l’enregistrement des citoyens étrangers (OVIR), par l’intermédiaire du bureau local de la compagnie touristique d’État. L’agence de voyages qui vous a invité se chargera sans doute de cette formalité. Il vous faudra deux photos d’identité et votre carte d’entrée, à vous faire délivrer à l’aéroport ou au poste-frontière de votre point d’entrée dans le pays. Outre cet enregistrement initial, vous serez automatiquement enregistré par tous les hôtels dans lesquels vous séjournerez ; cette démarche est comprise dans le prix de la chambre et vous n’avez rien à faire. Ainsi, les voyageurs possédant un visa touristique ne peuvent loger que dans les hôtels habilités à recevoir des étrangers. La seule exception concerne les villes dépourvues d’hôtel habilité, où vous pourrez légalement loger chez l’habitant. Les détenteurs d’un visa de transit sont dispensés d’enregistrement et peuvent loger où bon leur semble.

Permis de circuler

Des permis sont nécessaires pour visiter les régions frontalières du Turkménistan.

Le centre du pays étant un désert en grande partie inhabité, la population vit à la périphérie et vous aurez besoin d’un permis pour rejoindre certaines des régions les plus intéressantes. À l’exception d’Achgabat, Mary, Turkmenabat et Balkanabat, les endroits que vous souhaitez découvrir devront être répertoriés sur votre visa afin d’avoir l’autorisation de vous y rendre. Un visa de transit permet généralement de traverser les secteurs frontaliers en empruntant la route principale qui mène au pays de destination. Quand vous obtenez un visa touristique ou d’affaires en arrivant, il est automatiquement valable pour toutes les régions du pays. Les secteurs suivants sont des zones frontalières de “catégorie un”, théoriquement inaccessibles sans permis. Toutefois, il y a peu de chances que l’on vérifie vos papiers. Turkménistan oriental Farab, Atamurat (Kerki) et les régions alentour, réserve naturelle de Kouguitang, Tagtabazar, Serkhetabat. Turkménistan septentrional Toute la région de Dachoguz y compris Kounia-Ourguentch, Dargan-Ata, Gazatchak. Turkménistan occidental Bekdach, Turkmenbachi, Hazar, Dehistan, Yangykala, Gyzyletrek, Garrygala, Nokhur et les villages environnants.

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   Voyages combinés en Asie Central   >>